Syndicat national des journalistes

Premier syndicat français de journalistes

Pigiste mode d’emploi



 

Moins ou plus de tout de piges... licenciement

Pigiste mode d’emploi (page 3)

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Moins de piges - que faire ?

Si vous avez moins de piges qu’avant, l’attitude à observer peut différer selon l’espoir (ou non) de voir leur niveau remonter, selon votre situation dans l’entreprise, les piges que vous avez ailleurs et leur montant, selon que cette baisse est progressive ou brutale. Si, par exemple, la différence est importante et bien définie (disparition d’une rubrique, ou réduction vérifiable du nombre de feuillets habituel), cela peut représenter une modification substantielle de votre contrat de travail (même si vous n’avez jamais eu de contrat écrit - voir ci-dessus). Vous pouvez demander à l’employeur de vous indemniser pour la part de revenus perdue, sur la moyenne de la perte, et négocier éventuellement une transaction pour tenir compte du préjudice subi. Si la modification est pour vous inacceptable, l’employeur est tenu de vous licencier. Mais il est important de vous faire conseiller le plus tôt possible sur la conduite à tenir si vous avez des doutes.

Votre délégué dans l’entreprise, la permanence emploi et/ou la permanence juridique du SNJ peuvent vous éviter des erreurs tactiques.


Plus de piges du tout, comment réagir ?

Lorsqu’un employeur de mauvaise foi refuse d’envisager le licenciement d’un journaliste pigiste auquel il cesse de donner du travail, la situation est délicate. Que faire donc, en cas d’arrêt ou suppression des commandes ?

Le pigiste en difficulté doit faire reconnaître ses droits avant d’engager toute procédure. Comment ? En écrivant plusieurs courriers - des lettres recommandées avec accusés de réception - à son employeur (consultez pour ce faire la permanence juridique du SNJ). Plusieurs mois sont nécessaires pour mener à bien cette démarche. Le rubriquard est dans une situation plus favorable qu’un autre pigiste, puisqu’il n’est pas obligé d’attendre des mois avant d’écrire, puis de recevoir une quelconque réponse de l’employeur : il lui suffit en effet d’apporter la preuve qu’il a été remplacé dans sa rubrique.


Licenciement et solde de tout compte

Comme tout salarié, le pigiste licencié d’une entreprise pour laquelle il travaillait régulièrement a droit à un solde de tout compte à son départ. Celui-ci comporte :

-  le salaire du dernier mois travaillé,

-  le paiement du mois ou des deux mois de préavis s’ils n’ont pas été travaillés,

-  une indemnité compensatrice des congés payés non encore pris ou payés à la fin du préavis,

-  le prorata de 13e mois,

-  l’indemnité de rupture : 1 mois + 1/12 de mois par année ou fraction d’année de présence.

Toutes indemnités, y compris le paiement du préavis s’il n’a pas été travaillé, sont calculées à partir de la moyenne mensuelle des salaires des 12 ou des 24 derniers mois selon le calcul le plus favorable au salarié ; ou des mois écoulés depuis la première pige dans l’entreprise, si celle-ci date de moins d’un an.

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