Syndicat national des journalistes

Premier syndicat français de journalistes

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Accusé d’avoir diffamé alors qu’il n’avait fait qu’informer : relaxé !

Quand l’information devient gênante, surtout lorsque elle a été recueillie dans les règles de l’art, celui qu’elle dérange ne trouve souvent d’autre esquive que de crier à la diffamation.

C’est une attaque de ce genre qui a été portée contre notre confrère de France 3 Sud, Yves Garric, poursuivi par un gendarme dont une série de témoignages, recueillis dans un reportage diffusé en février 2007, mettait gravement en doute la probité. Ce gendarme venait d’être nommé à la tête de la cellule Homicide 31, chargée d’enquêter sur l’affaire du tueur en série Patrice Alègre, dont on se souvient les péripéties.

En relaxant le journaliste, plus de deux ans après la plainte en diffamation publique déposée contre lui, les juges ne se sont pas laissés influencer par la qualité du plaignant. Ils ont aussi prononcé la relaxe pour l’équipe de France 3 ayant entouré Yves Garric dans son travail, que le gendarme avait également poursuivie.

Le Syndicat national des Journalistes, première organisation de la profession, se félicite de cette décision qui confirme la primauté du droit à l’information, une des garanties de la liberté d’expression inscrite dans notre Constitution.

Le SNJ s’est toujours battu et continuera de le faire pour que l’information reste indépendante de tous les pouvoirs, y compris lorsque ceux qui le représentent portent l’uniforme.

Il réitère son soutien plein et entier envers un confrère qui n’a commis d’autre faute que d’exercer sa profession avec conscience et détermination, dans le seul but d’informer les citoyens de notre Pays.

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le 5 février 2010