Syndicat national des journalistes

Premier syndicat français de journalistes

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Affaires Woerth/Bettencourt - Médiapart -Le Point

La liberté de la presse réaffirmée par la justice

Merci aux juges qui ont réaffirmé, vendredi 23 juillet 2010, que les articles attaqués dans les affaires Woerth/Bettencourt relèvent de la "légitime information du public". Ils sont sur la même ligne que les juges de la première instance ayant rappelé, le 1er juillet dernier, que la publication des extraits des écoutes réalisées au domicile de Liliane Bettencourt contenaient bien des informations d’intérêt général.

Cette dernière ainsi que Patrice de Maistre demandaient en référé aux juges d’ordonner l’interdiction de toute diffusion de ces enregistrements en ce qu’ils étaient une atteinte à la vie privée. Déboutés, les plaignants avaient fait appel de la première ordonnance. Les juges, en rappelant aujourd’hui l’équilibre nécessaire "entre le droit au respect à la vie privée et la liberté de l’information", sont également dans le droit fil des textes européens et de la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’Homme de Strasbourg sur la liberté de la presse, "pierre angulaire de la démocratie".

Médiapart, Le Point, le Point.fr et les journalistes voient ainsi leur travail d’enquête pleinement reconnu, n’en déplaise à toutes celles et ceux, politiques compris jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, qui les ont mis en cause et insultés abondamment ces dernières semaines.

Le Syndicat National des Journalistes (SNJ), première organisation de la profession, aux côtés de ces confrères depuis le début, tient à les féliciter de faire honneur ainsi à une profession si souvent décriée.

Nul doute que les citoyens pourront continuer à être aussi bien informés que possible sur cette affaire d’Etat constituée par les multiples facettes du tentaculaire dossier Woerth/Bettencourt.

Le SNJ rappelle qu’il se porte en justice aux côtés de Médiapart et de ses journalistes, dans la plainte en diffamation déposée contre le secrétaire général de l’UMP, qui s’était permis le 6 juillet de les accuser d’utiliser des "méthodes fascistes".

Contact : Dominique Pradalié
SG/SNJ 06 73 68 26 59

Paris,

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le 25 juillet 2010