Nos collègues d'AIMV doivent être intégrés à BFMTV
La direction de BFMTV a pris la décision d’arrêter la collaboration entre BFMTV et AIMV, laissant sur le carreau des collègues qui travaillent exclusivement pour BFMTV depuis des années. Un arrêt qui choque les organisations syndicales, les SDJ et l’ensemble des rédactions.
La semaine dernière en CSE, les élus avaient appelé la direction à intégrer ces journalistes à BFMTV. Il semblait logique que ces salariés fassent partie intégrante de l’entreprise : ils connaissent le fonctionnement de notre rédaction, ils ont permis la couverture d’événements majeurs sur nos antennes, ont prouvé à maintes reprises leur efficacité sur le terrain grâce à leur expérience et leurs contacts locaux, ont été mobilisés à toute heure. Tout ceci sans les avantages des journalistes de BFMTV : salaires inférieurs, astreintes non rémunérées, pas de CSE, pas d’intéressement, pas de participation, pas d’horaires de travail… De la sous-traitance permettant de contourner le droit du travail en somme.
La direction aurait pu décider de les intégrer… C’était sans compter son obsession pour les économies à tout prix, puisque nous avons appris hier, mardi 25 novembre, que l’entreprise fera appel à une autre agence similaire qui ne reprendra pas les correspondants actuels, “trop chers” selon ses termes.
Au-delà des risques juridiques pesant sur la direction, il est inadmissible de faire appel à un modèle de sous-traitance low-cost reposant sur la précarité et le turn-over permanent. Et indécent de laisser tomber, sans un mot, des journalistes travaillant exclusivement pour BFMTV depuis plus de 10 ans. Et ce, sans prendre l'avis des journalistes de nos rédactions qui travaillent directement avec eux.
Nous appelons la direction à abandonner ce modèle de sous-traitance et à intégrer nos collègues d’AIMV à la rédaction à laquelle ils appartiennent réellement.

